Pubblichiamo di seguito alcuni passi del contributo di uno psicanalista, Anthony-Michele Grieco (membro dell'APJL, Toulouse), che esplora il tema dell'omogenitorialità
anche in una prospettiva storica.
http://psy.villabella.online.fr/blog/files/ded9df78c3f2dd625a64cd85472c9d6e-9.html
anche in una prospettiva storica.
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S’agissant des questions relatives à l’homosexualité, des psychanalystes et des psychiatres ont voulu prendre la parole pour donner leur avis sur la question. Pourquoi pas en effet mais sans doute faut-il, pour éclairer ce débat, revenir quelques années en arrière, soit une cinquantaine d’années environ, pour mieux en saisir les enjeux. Allez, si les psychanalystes laissaient entendre que finalement ne va pas de soi, ne seraient-ils pas fondés à le faire et à poser par là même quelques interrogations sur le fonctionnement de notre société ?
Dans ces années la question de l’homosexualité se posait pour les analystes en termes de perversion et d’indication de la cure. Comme l’expérience avait largement démontré qu’un homosexuel persistait dans ses choix quelles que soient les modalités de la cure, l’engager dans cette aventure paraissait pour le moins risqué pour l’un comme pour l’autre. Et comme à cette époque les analystes parlaient encore indication, ayant en tête les limites de leur art, les homosexuels étaient généralement absents des divans.
C’est sans doute à Jacques Lacan et à ses « élèves » que l’on doit les premières ouvertures dans ce domaine et l’apparition conséquente d’analystes eux-mêmes homosexuels.
Ce changement radical de perspective était cohérent avec une modification de la finalité de la cure elle–même celle-ci visant non plus à obtenir un changement dans le choix d’objet sexuel mais plutôt s’efforçant d’entendre dans la parole du patient la problématique inconsciente dans laquelle l’homosexualité entrait seulement comme l’une des composantes mais pas la seule et pas nécessairement la plus importante.
